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Lait L’interprofession veut alerter le grand public sur l’avenir de la filière

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L’interprofession laitière (Cniel) lance une opération de communication avec un double enjeu. Il s’agit de « redonner confiance aux éleveurs » et « de sensibiliser le grand public », mettant en avant le rôle vital des éleveurs laitiers alors que leur pérennité est en question. Une « fête de la mise à l’herbe des vaches laitières » sur le parvis du palais Brongniart est prévue le 23 avril.

La pérennité des éleveurs laitiers est en jeu. C’est ce qu’explique le président de l’Interprofession laitière, Henri Brichart, qui est aussi à la tête du syndicat des éleveurs laitiers (FNPL). Sur les 10 dernières années, 5 000 exploitations laitières ont disparu chaque année soit plus de 40 000 fermes laitières. Il reste 85 000 exploitations laitières en France qui génèrent 2,9 milliards d’euros d’excédent commercial. Malgré ce rôle significatif dans l’économie nationale, les éleveurs laitiers ne se sentent pas reconnus par le grand public pour 75 % d’entre eux.

Avec le bilan de santé de la Pac, dont la négociation débute le 20 mai, le risque de fragiliser, voire de faire disparaître des éleveurs laitiers, notamment en zone de montagne, est réel, avertit le Cniel. Dans ce contexte l’interprofession lance une campagne de communication pour alerter l’opinion publique.

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Des éleveurs d’utilité publique

Pour un budget de 100 000 euros, la campagne « Les éleveurs laitiers, nos amis pour la vie » veut interpeller l’opinion sur les enjeux du métier d’éleveur laitier en tant que « producteur de bien-être, créateur de vie économique, acteurs de l’environnement » et « garants du patrimoine commun ». Un événement national est programmé. Une « fête de la mise à l’herbe des vaches laitières » sur la Place de la Bourse est prévue le 23 avril, à Paris. D’un clic sur internet, les Français pourront afficher leur soutien en signant la lettre « je soutiens les éleveurs laitiers » sur le site http : //www. jesoutiensleseleveurslaitiers. com.

Henri Brichart espère recueillir 100 000 signatures. L’ensemble de ces soutiens seront déposés au Parlement européen, à Strasbourg, le 3 juin. Alors que la disparition des quotas laitiers est programmée pour 2015, Henri Brichart prévient : « En agriculture, ce tout libéral a des limites. Il faudra toujours une forme d’encadrement de la production. Il est nécessaire de donner des moyens à la production et à la transformation laitière de s’organiser ». C’est le message que le Cniel espère faire passer auprès des politiques. « Tout n’est pas encore écrit », veut croire Henri Brichart.