L’accès en Iran de la viande bovine et ovine de l’UE va être prochainement facilité, ce pays devant adopter au cours du premier semestre de 2018 un système de certification sanitaire unique pour les exportations de tous les États membres, a annoncé le 17 novembre la Commission européenne. « La confirmation de progrès immédiats dans ce domaine est une démonstration claire de notre engagement mutuel d’ouvrir nos marchés respectifs. Il s’agit seulement de la première étape d’une relation nouvelle bénéfique pour l’Iran et l’UE », selon le commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan, qui a effectué récemment une visite à Téhéran à la tête d’une mission commerciale (1).
Dans le cadre du futur régime de certification, l’Iran n’imposera plus la présence de ses inspecteurs sanitaires iraniens dans le pays d’exportation et pré-listera les établissements autorisés. Le système sera, dans un premier temps, valable pour les États membres de l’Union qui peuvent déjà exporter vers l’Iran. Pour les autres, il sera applicable après la visite d’une mission d’inspection iranienne.
En 2016, l’Iran a importé des produits agroalimentaires européens pour un montant d’environ 728 millions €.
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L’Iran a confirmé par ailleurs qu’il envisageait de lever d’autres mesures sanitaires qui freinent les exportations de l’UE : interdiction de la viande bovine non désossée ; exigence que la viande bovine et ovine provienne d’un troupeau né, élevé et abattu dans le même État membre ; règle selon laquelle la viande doit provenir d’animaux abattus au-dessous d’un certain âge.
Pour sa part, l’UE a accepté de traiter en priorité des demandes d’autorisations présentées par l’Iran pour faciliter ses exportations sur le marché européen, notamment dans les secteurs de l’autruche, du cheval et de la truite.
(1) Voir n° 3619 du 20/11/17