Les ministres italiens de l’agriculture, Nunzia De Girolamo, de la santé, Beatrice Lorenzin, et de l’environnement, Andrea Orlando, ont signé le 12 juillet un décret interdisant la culture du maïs génétiquement modifié MON810, pour une période de 18 mois. « Notre agriculture est basée sur la biodiversité, sur la qualité, c’est ce que nous devons continuer à viser », a justifié le ministère de l’agriculture. L’Italie avait demandé, le 4 avril, à la Commission européenne, sur la base d’un dossier préparé par le Conseil pour la recherche et l’expérimentation en agriculture (CRA), de mener une réévaluation complète du MON810 et de l’interdire au sein de l’UE en attendant ces nouveaux résultats (2). La Commission européenne va désormais se pencher sur la clause de sauvegarde italienne et a déjà demandé à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) d’évaluer le fondement scientifique de cette décision. Huit États membres de l’UE ont déjà interdit la culture du MON810, le seul OGM cultivé au sein de l’UE, en prenant des mesures d’urgence ou en déposant une clause de sauvegarde : France, Allemagne, Autriche, Bulgarie, Grèce, Hongrie, Luxembourg et Pologne. Et cinq Etats membres le cultivent : Espagne, République tchèque, Slovaquie, Roumaine et Portugal.
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