Pour la Confédération paysanne, la fin des subventions aux exportations de volaille est peut-être « l’occasion de changer de cap », suggère-t-elle dans un communiqué du 24 juillet. « Prévue de longue date, cette décision aurait dû être anticipée par les pouvoirs publics et l’industrie agroalimentaire. Au lieu de ça, ce sont encore les éleveurs et les salariés du secteur qui servent de variable d’ajustement ». Sans négliger les questions sociales qu’elle pose, « la fin des restitutions doit inciter tous les acteurs à réfléchir globalement à la production de viande dans l’Union européenne », espère le syndicat.
Il note que si la France est parmi les premiers producteurs européens de volaille de chair, sa balance commerciale est déficitaire, puisque les produits exportés ont peu de valeur ajoutée, comme la viande congelée, alors que les importations sont à forte valeur ajoutée (plats préparés…). « Il faut, affirme la Confédération paysanne, réorienter la production par des aides ciblées, en volaille comme pour les autres viandes, au plus proche des attentes des consommateurs, et soutenir la souveraineté alimentaire. Cela demande une véritable ambition politique pour accompagner ce changement de cap, seul à même d’assurer un avenir aux paysans de France, d’Europe, et du monde ».
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