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Agriculture durable L’OCDE souhaite concilier agriculture et développement durable

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Les ministres de l’Agriculture des 30 pays de l’OCDE se réuniront au niveau ministériel, pour la première fois depuis douze ans, les 25 et 26 février à Paris, en vue d’ajuster leurs politiques agricoles aux défis rencontrés ces dernières années, et tenter de concilier agriculture et développement durable. Les orientations qui se dégageront de ces deux jours de travaux serviront de référence pour l’élaboration des futures politiques agricoles des pays de l’OCDE. L’importance de ce rendez-vous a été soulignée par l’Autriche, lors du Conseil agricole le 18 janvier à Bruxelles, pour qui une large implication des ministres de l’Union est, selon elle, « très importante » afin que l’approche européenne puissent se refléter dans les attendus de cette rencontre ministérielle de l’OCDE. L’agriculture durable, avec en toile de fond le réchauffement climatique, a été au centre d’une rencontre à laquelle ont participé 45 pays le 16 janvier à Berlin.

Venus des cinq continents, les dirigeants de l’agriculture de 45 pays ont convenu de promouvoir ensemble la recherche et les transferts de technologie de façon à « optimiser la production » et limiter au mieux les émissions de carbone et autre méthane nocifs pour l’environnement. « Dans certaines régions du monde, l’agriculture ne sera plus possible à l’avenir » sans efforts redoublés aujourd’hui, a souligné la ministre allemande Ilse Aigner. C’est pourquoi « nous avons initié aujourd’hui un processus multilatéral (...). Chacun des pays réunis s’est engagé à faire un climat-check et regarder comment atteindre un optimum entre agriculture et climat », a-t-elle expliqué à la presse.

Investir dans la recherche
Selon Bruno Le Maire, le ministre français de l’Agriculture, « il faut faire des efforts massifs de recherche dans l’agriculture, investir davantage (...). Cela justifie une politique agricole commune et ambitieuse, a-t-il dit. Nous refuserons toute politique qui braderait la Pac ». Comme Mme Aigner, le ministre français s’est dit favorable à ce qu’un lien soit établi entre l’effort pour le développement durable et l’effort agricole, avec en filigrane l’idée que les producteurs faisant un effort pour l’environnement puissent être récompensés. M. Le Maire a aussi plaidé pour une régulation des marchés européens, estimant que « la volatilité des prix est insoutenable pour les agriculteurs européens ».
Par ailleurs, se félicitant du « consensus obtenu » à Berlin, le vice-ministre chinois de l’Agriculture Niu Dun a relevé l’importance d’une « coopération internationale renforcée » et plaidé pour une augmentation des budgets agricoles partout dans le monde.

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