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L’Odeadom veut valoriser l’origine France de la production agricole ultramarine

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La production agricole ultramarine française, qui respecte les mêmes normes que la production de l’hexagone, doit s’enorgueillir de sa qualité, garantie par son origine France, estime l’Odeadom (Office de développement de l’économie agricole d’outre-mer). Lors d’un colloque au Salon de l’agriculture le 1er mars, il appelait les filières agricoles ultramarines à s’inspirer des success story telles que la « banane française » ou le « Rhum de Martinique » qui ont réussi à valoriser leur origine.

« L’indication de l’origine est le critère de choix numéro 1, avant le prix », a rapporté Hervé Deperrois, directeur de l’Odeadom, qui veut inciter les consommateurs métropolitains à choisir la production française lors d’achat de fruits et légumes tropicaux. Il évoque aussi les consommateurs locaux, « qui sont très demandeurs de produits agricoles cultivés ou élevés sur place ».

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Pour la cible « métropolitains », l’Odeadom invite les filières ultramarines à entrer dans les démarches de signes officiels de l’origine, type AOC/AOP et IGP, ou même à créer des marques régionales. « De nouvelles IGP sont en cours de certification » à la Réunion, s’est félicité Hervé Deperrois : l’ananas victoria, la vanille et le litchi bio notamment. « Cristal Union envisage également de communiquer sur l’origine France de son sucre car c’est un créneau porteur », poursuit le directeur de l’Odeadom.

Pour la cible « locaux », l’Odeadom insiste sur la nécessité de mettre en place des « plans locaux stratégiques » destinés à identifier les filières qui souffrent d’un manque de production. Les territoires ultramarins se voient dans l’obligation d’importer des tomates et certains fruits, explique Hervé Deperrois. Pourtant, produire local répondrait à la demande quotidienne des consommateurs et à celle des touristes qui souhaitent eux aussi consommer local.