Après un audit effectué sur place en juin 2013, l'Office alimentaire et vétérinaire européen a formulé un jugement très critique sur les systèmes de contrôle de la production de viande de volaille en France.
DE nombreux manquements aux règles de l'UE ont été constatés par les experts de l'Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de la Commission européenne lors d'un audit mené en France du 11 au 20 juin 2013 afin « d'évaluer les systèmes de contrôle en place régissant la production et la mise sur le marché des viandes de volaille et de leurs produits dérivés ».
Selon leur rapport, « si certaines améliorations ont été observées depuis le dernier audit du secteur de la viande de volaille réalisé en France en 2008, il subsiste de graves non-conformités au niveau des inspections ante mortem et post mortem, et les modalités nationales de mise en œuvre s'écartent toujours considérablement de la législation actuelle de l'UE ».
Atteintes au bien-être animalLes experts de l'OAV ont aussi constaté que, en France, « l'efficacité du système de contrôles officiels est également compromise par des non-conformités » qui ont été détectées par eux-mêmes « et non par l'autorité compétente, notamment en ce qui concerne les conditions de bien-être animal au moment de l'abattage des volailles ».
Les nouvelles règles communautaires pour la protection des animaux dans les abattoirs sont entrées en vigueur le 1er janvier 2013. Lors d'une conférence organisée en octobre, la Commission de Bruxelles avait déploré que, à l'époque, seulement quelques rares États membres aient annoncé être proches d'une conformité totale (1).
Dans un récent rapport, la Commission reconnaît qu'il existe encore peu de méthodes alternatives pour l'étourdissement des volailles avant leur mise à mort (2).
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La mission de l'OAV en France conclut par ailleurs que, lorsque des non-conformités sont détectées par les contrôles officiels, par exemple en matière d'hygiène des établissements, « les mesures prises pour remédier à la situation ne sont pas toujours correctement suivies et efficacement mises en œuvre ».
Par exemple, « les surfaces de certaines zones spécifiques n'étaient pas maintenues en bon état et n'étaient pas faciles à nettoyer et à désinfecter ». Ou encore, « des équipements poussiéreux se trouvaient au-dessus de viande de volaille exposée ».
(1) Voir n° 3372 du 05/11/12
(2) Voir n° 3429-3430 du 13/01/14