Même si la « logique » selon Michel Barnier, ministre de l’Agriculture voulait qu’il quitte son poste un mois avant les élections européennes du 7 juin pour mener sa campagne en tant que tête de liste en Ile-de-France, l’Élysée en a décidé autrement. Le doute sur le départ annoncé du ministre s’est installé il y a une quinzaine de jours lorsque la presse s’est fait l’écho d’un départ différé du ministre, « crise » oblige. « Il y a toujours des problèmes à traiter », avait rétorqué Michel Barnier devant la presse étrangère le 22 avril réitérant son souhait de partir un mois avant.
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L’annonce de son non-départ a été officielle le 3 mai. C’est ce qu’a indiqué Claude Guéant, le secrétaire général de l’Élysée. Ce qui apparaissait comme frappé au coin du bon sens… paysan s’est heurté à une logique plus… politicienne. Le jeu des chaises musicales libérées par ministres candidats à la députation européenne ne se fera pas avant le 7 juin. L’UMP qui sort pour l’instant en tête des intentions de vote est tentée de ne pas changer une équipe qui gagne et encore moins de perturber les électeurs. Le risque est évidemment de faire passer encore un peu plus en arrière-plan une campagne déjà très courte. Pour un homme comme Michel Barnier européen convaincu, la pilule doit être difficile à avaler. Il l’assure : il sera ministre « complètement et totalement » en faisant campagne « en séparant bien les choses ». L’enjeu européen aurait mérité d’éviter un tel numéro d’équilibriste et ce mélange des genres.