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Loi d'avenir agricole : éleveurs et vétérinaires doutent du volet sanitaire

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Les professionnels de l’élevage et de la santé animale regrettent les orientations données par la loi d'avenir agricole concernant la sécurité sanitaire et l'utilisation des médicaments, ont-ils expliqué lors d'une conférence de presse au Space, mercredi 11 septembre. « Nous souhaitons nous inscrire dans une réduction drastique de l'utilisation des antibiotiques, notamment préventifs. Telle qu’elle est rédigée, la loi d'avenir ne permettra pas d'atteindre cet objectif », énonce Pascal Ferey, vice-président de la FNSEA, qui la juge « extrêmement contraignante », « peu efficace », et négligeant la surveillance sanitaire. « La loi prend pour dogme que le fait que les vétérinaires qui délivrent les médicaments influencent leurs ordonnances (en les incitant à prescrire plus que nécessaire, NDLR). Elle propose des mesures d'accompagnement qui vont alourdir la relation avec l'éleveur, probablement sans efficacité », analyse Pierre Buisson, président du Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL). Ils s'inquiètent également du projet de transfert de la délivrance des autorisations de mise sur le marché des médicaments de l’État vers l’Anses, sans que les modalités financières soient définies. « L’Anses doit bénéficier de l'indépendance et de la sécurité financière de la puissance publique », rappelle Pascal Ferey.

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