« Nous pressons le gouvernement de rentrer dans le vif du sujet » concernant la loi d’orientation en faveur de l’installation promise par Emmanuel Macron, a lancé Arnaud Gaillot, président des Jeunes agriculteurs, lors d’une conférence de presse le 5 septembre au Sommet de l’élevage. Et cet éleveur laitier du Doubs de préciser : « Depuis que l’annonce a été faite il y a un mois (le 9 septembre aux Terres de Jim, NDLR), nous n’avons toujours aucune date de réunion officielle de lancement. » D’après lui, « le président de la République a dit qu’il y aurait six mois de concertation, il n’en reste déjà plus que cinq. » Les JA plaident « pour un travail conjoint avec un copilotage entre les professionnels et le gouvernement », affirme M. Gaillot. Gestionnaires des aides à l’installation dans la prochaine programmation de la Pac, « les Régions ont aussi leur place », ajoute-t-il.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi Macron va proposer un « pacte de renouvellement » à la profession
Devant le « défi démographique historique » (un agriculteur sur deux en âge de prendre sa retraite d’ici dix ans), Christiane Lambert appelle de ses vœux un texte « de la même importance que les lois d’orientation des années soixante », portées par Edgard Pisani. « La loi d’orientation doit porter une ambition pour une agriculture forte, puissante, moderne, compétitive et qui attire les jeunes », a résumé la présidente de la FNSEA. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la loi d’orientation et d’avenir agricole vise à atteindre 20 000 installations par an, contre 14 000 actuellement. Elle abordera notamment la transmission, la formation, l’investissement ou encore les questions foncières. Le volet transmission reste « une zone d’ombre », estime Arnaud Gaillot, qui note que « le président de la République a été évasif sur ce sujet ».