Du 12 au 15 mars s’est tenue la première conférence mondiale dédiée à l’usage prudent des antimicrobiens en médecine vétérinaire. L’occasion pour l’Organisation mondiale de la santé animale de rappeler l’importance d’une synergie mondiale dans ce domaine, notamment avec les pays en développement.
Le 15 mars s’est clôturée la première conférence mondiale dédiée à l’usage prudent des antimicrobiens en médecine vétérinaire. Organisés par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), ces 3 jours de conférences ont réuni plus de 350 participants, venus d’une centaine de pays. « Seule une approche mondiale raisonnée impliquant tous les acteurs de santé animale a des chances d’aboutir », a d’ailleurs insisté Bernard Vallat, directeur général de l’OIE, lors d’une conférence de presse le 15 mars. « Une action localisée uniquement dans quelques pays riches sera peu utile dans un monde globalisé où circulent partout les bactéries résistantes », a-t-il souligné, avant de rappeler qu’il « est illusoire d’investir dans un petit nombre de pays riches lorsque l’on sait qu’il n’y a aucune législation dans plus de 100 pays ». De plus, « il ne suffit pas d’avoir des règles et des standards, il faut du personnel et des ressources pour les contrôles », a indiqué Jacques Acar, consultant à l’OIE, or, « dans les pays en développement la lutte contre l’antibiorésistance n’est pas la première des priorités et ne mobilise donc pas beaucoup de ressources publiques », regrette Bernard Vallat. Afin de lutter au mieux contre l’antibiorésistance chez les animaux d’élevage, « la prescription et la délivrance des antimicrobiens doivent être assurées dans tous les pays par des vétérinaires bien formés et faisant l’objet d’un encadrement découlant d’obligations légales pour s’assurer du respect permanent de l’intégrité et de l’éthique professionnelle », a-t-il conclu.
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