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Santé animale L’OIE établit de nouvelles règles sur l’ESB et la grippe aviaire

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Réunie en session générale annuelle à Paris, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a adopté le 26 mai une nouvelle classification des pays en matière de risque « vache folle ». La gestion de la grippe aviaire est également modifiée avec l’obligation faite aux Etats de déclarer les souches faiblement pathogènes qui sont susceptibles de muter.

Des « avancées majeures » ont été obtenues sur le dossier de l’encéphalopathie spongiforme bovine, a commenté Bernard Vallat, le directeur général de l’OIE, au cinquième jour de la 73e session générale de l’OIE. Dorénavant, le classement des pays au regard du risque ESB se fera selon trois catégories : « à risque négligeable », « à risque contrôlé » et « à risque indéterminé ». Cinq catégories existaient jusqu’ici. Outre le nombre de cas d’ESB, le classement sera effectué en fonction des politiques de surveillance de la maladie adoptées dans chaque pays et des risques particuliers identifiés : importation de farine de viande et d’os à risque, ou d’animaux susceptibles d’être contaminés. Par ailleurs, une liste de produits bovins « sans risque » est établie, quel que soit le statut du pays. Le muscle squelettique désossé est considéré comme un produit sain à l’exportation s’il provient de bovins de moins de 30 mois et sous certaines conditions : méthode d’abattage, de découpe et de désossage sécurisées, inspections vétérinaires ante-mortem et post-mortem... Cette mesure a été adoptée « à une très large majorité ».

Prévenir les souches mutantes

Concernant la grippe aviaire, les pays membres de l’OIE ont dorénavant l’obligation de « surveiller et déclarer les souches, dont celles qui sont faiblement pathogènes », ce qui est nouveau. Une liste de souches susceptibles d’évoluer a été arrêtée, ainsi qu’une liste des produits avicoles pouvant être exportés sans risque.

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Enfin, les 167 pays membres de l’OIE ont discuté et adopté des normes sur le bien-être animal, notamment en matière d’abattage pour la consommation humaine, de transport par voie terrestre et maritime, ainsi que de dépopulation des élevages à des fins prophylactiques.