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Antibiorésistance L’OIE, la FAO et l’OMS mobilisées contre l’antibiorésistance

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L’OIE (organisation mondiale de la santé animale) a rappelé la nécessité de lutter contre l’antibiorésistance lors d’une conférence de presse qui se tenait au siège de l’organisation à Paris le 11 janvier.

«En 2011, un accord a été signé entre l’OIE, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur la réduction des risques biologiques dans le monde », a rappelé le docteur Bernard Vallat, directeur général de l’OIE, lors d’une conférence de presse qui se tenait à Paris le 11 janvier. L’antibiorésistance dans les élevages est un dossier prioritaire pour l’organisation qui rappelle qu’il n’est pas question d’interdire les antibiotiques dans l’élevage, sans quoi il y aurait des problèmes de disponibilité en protéines nobles dans le monde. Seulement, « il est nécessaire de mettre en place un suivi en permanence de l’usage prudent des antibiotiques », poursuit Bernard Vallat.
Pour 2012, l’OIE appelle à la solidarité des pays membres : l’action doit être mondiale pour être efficace. De fait, il y a des transferts transfrontaliers qui nécessitent un contrôle permanent de la circulation des antibiotiques. L’OMC (Organisation mondiale du commerce) est en partie chargée du contrôle aux frontières. Par ailleurs, des efforts doivent porter sur la lutte contre l’usage massif de médicaments falsifiés. « Les ventes à la sauvette sont fréquentes dans les pays en voie de développement, mais elles se développent aussi dans les pays développés », insiste Bernard Vallat. Par exemple, la vente directe sur Internet est un phénomène répandu. Enfin, l’accent sera mis sur la formation des vétérinaires, mais aussi des éleveurs. Il s’agit de préparer les experts en leur donnant accès à une formation de base et/ou continu pour l’usage prudent des antibiotiques, mais aussi d’ « améliorer la gouvernance des services vétérinaires ».

78 pays ont adopté par vote les normes de l’OIE
Les normes fixées par l’OIE concernant l’antibiorésistance ont été votées et adoptées par 178 pays. 120 pays ont fait un diagnostic sur une base volontaire. Il s’agit de faire un état des lieux des services vétérinaires du pays. « Le diagnostic se fait sur une année et les coûts sont de l’ordre de 100 000 euros », explique Bernard Vallat. En outre, une équipe nationale de juristes et de vétérinaires doit être constituée pour relayer les informations entre l’OIE et le pays concerné. Par la suite, les axes de travail cités précédemment demandent un budget allant de 5 à 10 millions d’euros selon les pays, budget qui s’étale sur plusieurs années. En attendant de nouveaux résultats du plan d’action lancés par l’OIE, son directeur a annoncé pour mars 2013 une conférence mondiale sur l’antibiorésistance qui se tiendra à Paris.

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