L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) lance un plan d'éradication de la peste des petits ruminants, qui sévit principalement en Afrique, Asie et Moyen-Orient. Son financement reste à trouver.
L 'ORGANISATION mondiale de la santé animale (OIE) a adopté une résolution relative au contrôle et à la stratégie d'éradication mondiale de la peste des petits ruminants (PPR), à l'occasion de la 82e assemblée mondiale des délégués nationaux OIE, à Paris le 28 mai. « La maladie est aux portes de l'Europe », prévient le directeur général de l'OIE, Bernard Vallat. « Notre stratégie, c'est la vaccination systématique. Il existe un vaccin efficace, universel et peu coûteux. Mais il faut convaincre des pays et des fondations de financer cette campagne ». La maladie est désormais présente dans une grande partie de l'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Asie, notamment en Chine où plusieurs centaines de foyers ont été observés. Le plan pourrait également permettre de lutter contre la pauvreté dans les pays contaminés.
DEP, la piste de l'alimentLe directeur général de l'OIE a également créé un groupe de travail sur la diarrhée épidémique porcine (DEP) qui ravage les élevages porcins d'Amérique du nord et de Taiwan (7 millions de porcelets décédés à cause de ce coronavirus). Depuis le premier cas déclaré mi-avril, l'épizootie s'est propagée très rapidement à plus de 200 sites porcins en quelques mois. « Nous soupçonnons fortement certains aliments secs d'origine sanguine qui apportent des acides aminés importants », estime Bernard Vallat. « Si c'est avéré, il faudra appliquer un traitement thermique plus fort à ces aliments ». En attendant des preuves, l'OIE recommande d'accentuer les opérations de désinfection à l'entrée des élevages : « Ce coronavirus gamma se propage par les véhicules qui transportent l'aliment ou les animaux » .
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Trois ans après l'éradication mondiale de la peste bovine en 2011, des stocks de virus existent toujours... dans les laboratoires. L'OIE gère aujourd'hui ces stocks qu'elle souhaiterait cantonner à un petit nombre de structures habilitées. L'OIE souhaite reproduire la gestion réussie de la variole éradiquée en 1980 et dont les stocks sont gérés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais « certains pays ne disent pas encore tout de leur situation », déplore Bernard Vallat.