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Organisation mondiale L’OIE se penche sur le changement climatique, la santé humaine et les abeilles

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Dans son plan stratégique pour la période 2011-2015, l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a décidé de se pencher sur les liens entre santé animale et humaine, l'influence du changement climatique sur l'apparition de nouvelles maladies et la disparition des colonies d'abeilles.

Les pays membres de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ont adopté mercredi 26 mai, à l'occasion de sa session générale annuelle à Paris, un plan stratégique pour les cinq années à venir. Les principales actions de l'OIE durant cette période 2011-2015 porteront sur les liens entre santés animale et humaine, l'influence du changement climatique sur l'apparition de nouvelles maladies et la disparition des colonies d'abeilles. Sur ce dernier point, l'OIE appelle d'ores et déjà les pouvoirs publics à mener plus de contrôles sur les échanges mondiaux de matériel vivant (reines principalement) qui favorisent l'apparition de nouvelles maladies. Une partie de travaux de l'Organisation sera également orientée vers la sécurité alimentaire. « On estime à 20% environ les pertes liées à des maladies animales dans le monde », indique Bernard Vallat qui vient d'être réélu directeur général de l'OIE pour un troisième mandat de 5 ans. Selon lui, la santé animale est un levier important pour assurer la sécurité alimentaire des populations surtout dans un contexte d'augmentation des besoins en protéines (+50% d'ici 20 ans). « De plus, la sécurité sanitaire des production peut permettre aux pays d'exporter et donc de participer à la lutte contre la pauvreté », précise-t-il.

Normes privées
Pour cette 78e session annuelle, l'OIE a par ailleurs poursuivi son dialogue avec l'industrie agroalimentaire et les organisations privées afin d'éviter les conflits potentiels entre différentes normes sanitaires. Bernard Vallat se dit inquiet du « développement considérable d'exigences d'entreprises privées qui ont leurs propres normes imposées “unilatéralement” aux fournisseurs ». « C'est très important que nos normes soient la référence absolue pour les questions de risques sanitaires », explique-t-il. Absence de fondement scientifique, de transparence et de démocratie, sont les principales critiques faites par un groupe d'experts de l'OIE ayant passé en revue, en 2009, les dispositifs d'élaboration des normes et des mécanismes de certification privés. Il leur est également reproché d'induire des coûts supplémentaires de mise en conformité pour les petits producteurs. Même si, admettent ces experts, « les normes privées peuvent parfois donner un avantage concurrentiel aux producteurs capables de répondre à ces exigences et leur permettre d'accéder aux marchés internationaux ».

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