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Fruits et légumes L’oignon et la tomate officiellementen état de crise conjoncturelle

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L’oignon et la tomate sont officiellement en état de crise conjoncturelle, déclarée par le Service des nouvelles des marchés (SNM) du ministère de l’Agriculture, en raison de prix « anormalement bas » persistants.

Deux produits lourds du secteur des fruits et légumes en termes de volumes de production et de consommation sont officiellement en état de crise conjoncturelle en cette seconde moitié du mois d’octobre : l’oignon et la tomate. L’oignon est entré en crise le 7 octobre, et la tomate le 17.
Le 20 octobre, le SNM faisait état d’une situation de crise pendant 9 jours ouvrés consécutifs pour l’oignon. Pour caractériser l’état de crise, il faut pendant cinq jours ouvrés consécutifs, des prix « anormalement bas », c’est-à-dire des prix inférieurs de 25% à la moyenne des cinq précédentes années à la même date. L’oignon est dans cette situation de façon très nette : le 7 octobre, ses prix « anormalement bas » étaient inférieurs de 45% à la moyenne quinquennale observée en comparant les mêmes dates ; le 17, l’écart avec la moyenne s’est aggravé, devenant inférieur de 52% à la moyenne. La production européenne « est bonne partout en Europe » : France, Belgique, Allemagne et surtout Pays-Bas, qui exportent tous azimuts, témoigne Pascal Beaumont, producteur à Miramont-Sensacq dans les Landes. La Pologne a « un record de production », tandis que la Russie et l’Ukraine, habituellement importateurs, sont auto-suffisantes cette année.

Tomate : télescopage avec les importations marocaines

La tomate, quant à elle, était en crise depuis trois jours, notait le SNM le 20 octobre. Le critère pour qualifier l’état de crise est, comme pour l’oignon, cinq jours ouvrés consécutifs de prix anormalement bas, inférieurs de 25% à la moyenne quinquennale.
D’après Pierre Diot, président de l’AOP « tomates-concombres » (AOP : Association d’organisations de producteurs), cette faiblesse anormale des cours est due à la précocité des importations de tomates marocaines, en raison du temps très chaud au Maroc ce mois d’octobre. Et aussi en raison de l’allongement du calendrier des importations marocaines, qui couvre depuis ces dernières années le mois d’octobre, période pendant laquelle les productions françaises sont encore importantes, alors qu’auparavant le problème ne se posait pas, le calendrier des importations marocaines n’étant ouvert qu’à partir de novembre.

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