Wal-Mart, le numéro un mondial de la grande distribution, va consacrer jusqu’à 100 milliards de yens (611 millions d’euros) au rachat des parts d’actionnaires minoritaires de sa filiale japonaise Seiyu, qu’il cherche à redresser.
L’américain Wal-Mart persiste et signe sur le marché de la distribution au Japon. Et pourtant il n’y a pas enregistré que des succès. Déjà détenteur de 50,9 % de la chaîne japonaise de supermarchés Seiyu, il va tenter d’en acquérir le solde. Wal-Mart va proposer 140 yens par action ordinaire du groupe, dans le cadre d’une offre de rachat de titres ouverte jusqu’au 4 décembre. Ce prix représente une prime de 61 % au regard des 87 yens qui ont été cotés récemment à la Bourse de Tokyo.
Le groupe américain a déjà investi plus d’un milliard de dollars dans Seiyu depuis 2002 mais il n’est pas encore parvenu à relancer durablement ses ventes dans un contexte marqué par une concurrence acharnée avec les autres acteurs japonais du secteur, comme Aeon. Seiyu devrait afficher sa sixième perte annuelle à l’issue de l’exercice en cours, ce qui a alimenté ces derniers mois les spéculations sur un possible retrait de Wal-Mart du marché japonais.
Seiyu a annoncé avoir aggravé sa perte d’exploitation sur les neuf premiers mois de l’exercice 2007. Depuis janvier, cette perte s’est élevée à 4,59 milliards de yens, contre 3,41 milliards sur la même période de 2006. Son chiffre d’affaires a en outre chuté de 0,7 % sur un an. Pour l’ensemble de 2007, le groupe s’attend à subir une perte nette de 10,4 milliards de yens, contre une perte de 55,7 milliards en 2006.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le numéro un mondial s’est déjà retiré l’an dernier de Corée du Sud et d’Allemagne. Seiyu a annoncé le mois dernier qu’il proposerait une retraite anticipée à 450 de ses employés, soit environ 7 % de ses effectifs. Le groupe avait supprimé en 2004 quelque 1 600 emplois.
Le Japon a toujours été un marché difficile à pénétrer pour les distributeurs étrangers, en partie à cause des habitudes de consommation changeantes des consommateurs nippons et de la concurrence. Ces dernières années ont été marquées notamment par les retraits du français Carrefour et du britannique Alliance Boots.