Poulehouse a mis la clé sous la porte. Aucun projet de reprise n’a été validé par le tribunal de commerce de Rouen. C’est Fabien Sauleman, le fondateur, qui l’a annoncé sur son compte Linkedin le 28 janvier. Triste nouvelle pour les poules ! Le concept était pourtant accrocheur : à la différence de ce qui a lieu couramment dans la filière, chez Poulehouse, les poules n’étaient pas pas supprimées au bout de 18 mois de ponte, mais gardées dans la ferme de la start-up dans le Limousin, pour vivre des jours heureux. Un concept qui avait pourtant convaincu « des dizaines de distributeurs, des milliers de magasins », rappelle Fabien Sauleman. Et surtout « des dizaines de milliers de clients d’acheter des millions d” œufs qui ne tuent par la poule” », au prix fort. Mais Fabien Sauleman ne s’est pas fait que des amis dans la profession.
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Aujourd'hui, une des choses positives que l'on peut retenir de cette histoire, c'est que beaucoup de consommateurs et pas seulement eux, ont vu l'envers du décor. Et se poser des questions peut faire avancer les choses. À l’heure où le débat sur le bien-être animal est posé, il ne reste qu’à espérer qu’il sera plus répandu, dans un avenir proche, de modifier certaines pratiques, aussi bien durablement qu’économiquement. Un œuf n’a plus la même saveur maintenant que l’on sait.