D’après les dernières prévisions de l’OniGC, les stocks de report seront probablement lourds, quelle que soit la céréale et malgré une bonne campagne à l’export. Dans l’Union européenne, les premiers signaux montrent que le blé ne devrait pas manquer en 2009/2010.
Certes, l’export vers les pays tiers fonctionne bien. Dans son dernier bilan prévisionnel présenté le 18 février en conférence de presse à Montreuil, l’OniGC (Office national interprofessionnel des grandes cultures) a réévalué à la hausse ses prévisions concernant les pays tiers. 9,5 Mt de blé français partiraient vers ces destinations contre 9 Mt prévues fin janvier et 4,9 Mt exportées en 2007/2008. « C’est une très bonne campagne », a confirmé Christian Vanier, directeur de l’animation filière de l’OniGC. En orge et en maïs, l’office a également relevé légèrement les ventes vers l’Union européenne, respectivement à 3,42 contre 3,39 Mt en janvier et 5,5 contre 5,3 Mt. Mais il ne faut pas s’y tromper. « Quelle que soit la céréale, les stocks de report prévus pour la France resteront très lourds » pour la campagne 2009/2010, a signalé Christian Vanier, directeur de l’animation filière de l’OniGC.
Stocks aussi importants à l’entrée qu’au départ
Les toutes premières estimations faites au niveau européen par l’Office laissent penser qu’en blé, les stocks de report se maintiendraient au même niveau sur 2008/2009 et 2009/2010, soit autour de 22 Mt. « Nous allons rentrer dans la campagne avec des stocks importants et nous en ressortirons avec des stocks aussi importants », a signalé Christian Vanier. L’Office table sur une baisse de certains des principaux débouchés du blé : moins d’exportations, diminution des besoins des fabricants d’aliments guidée par une moindre consommation de viande due à la crise économique et réduction des utilisations de blé par l’amidonnerie, également en raison de la crise. Les volumes utilisés en alimentation humaine se maintiendraient tandis que ceux consacrés à l’éthanol augmenteraient.
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Pas dans une logique de manque à moyen terme
« Si on se projette à 18 mois, nous ne sommes pas dans une logique de dire “nous allons manquer de céréales” », a précisé Christian Vanier. Logiquement, « nous n’envisageons pas d’augmentation extrême des prix dans les mois qui viennent », a-t-il souligné. Pour l’instant, les cours français demeurent supérieurs au niveau de l’intervention. L’office n’a pas d’inquiétude à ce sujet. Même en orge où les réserves pourraient atteindre en fin de campagne presque 2,5 Mt, soit le double des stocks 2005/2006 ou 2004/2005.