L’ONIGC a donné le 4 juillet ses prévisions de récolte pour 2007. Il confirme une hausse de production en blé et un recul en orge. L’Office a également livré ses premiers bilans. En blé, les stocks poursuivraient leur baisse.
L’ONIGC (Office national interprofessionnel des grandes cultures) a donné le 4 juillet ses pronostics pour la récolte 2007, construits à partir des estimations des directions régionales de l’Office. En blé tendre, la récolte atteindrait 35 Mt. En hausse de 5 % par rapport à 2006, elle retrouverait un niveau proche de celui de 2005. Cette progression s’explique par la hausse de 2 % des surfaces et l’augmentation des rendements, prévus à 71 q/ha de moyenne contre 69,5 q/ha en 2006. L’ONIGC a également sorti un premier bilan pour la campagne à venir. « Le resserrement des prix de l’orge et du blé devrait redonner un peu de compétitivité au blé sur la prochaine campagne », a indiqué Bruno Hot, directeur général de l’Office, en conférence de presse le 4 juillet. C’est pourquoi l’Office a augmenté son estimation des utilisations par les fabricants d’aliments du bétail, qui passeraient à 6,2 Mt contre 6 Mt sur la campagne 2006/2007. Il a également réévalué à la hausse les prévisions d’exportations, tant au niveau de l’Union européenne que des pays tiers. Des choix que justifient l’absence de l’Ukraine en première partie de campagne et les forts besoins de nos voisins du Maghreb. Les utilisations sur l’ensemble de la campagne dépasseraient les volumes collectés, obligeant à puiser dans les stocks. Ceux-ci descendraient à 2 Mt.
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L’orge moins intéressante pour les fabricants d’aliments
En orge, l’ONIGC prévoit une récolte en recul de 3 %, à 10,2 Mt, en raison de rendements plus faibles (61 q/ha de moyenne), particulièrement en Champagne-Ardenne, en Alsace-Lorraine et en Bourgogne Franche-Comté. La réduction des disponibilités devrait rendre la céréale moins intéressante pour les fabricants d’aliments. Les volumes utilisés passeraient de 1,7 Mt en 2006/2007 à 1 Mt. « Nous retrouverions le niveau de 2005/2006, ce qui annulerait un peu le pic de 2006/2007 », a observé Bruno Hot. L’Office prévoit en revanche une explosion des exportations pays tiers, à 1,7 mt contre 0,9 Mt en 2006/2007, pour compenser le déficit de production en mer Noire. « La France sera donc moins présente sur les échanges communautaires, d’autant plus que l’Espagne qui est habituellement importatrice a une grosse production », a commenté le directeur. Le stock de report progresserait de 200 000 tonnes.