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L’opposition du PS

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Dans la foulée des interventions des ministres, un certain nombre de sénateurs se sont exprimés sur le projet de loi. A l’image de Dominique Mortemousque (UMP), la plupart des défenseurs du texte ont souligné l’étroite dépendance de l’élevage européen aux importations OGM destinées à l’alimentation animale, et le risque qu’il y aurait à la remettre en cause. Acquiessant à cet argument, Daniel Soulage (Union centriste-UDF) n’en note pas moins qu’il convient d’être crédible vis-à-vis des citoyens quant aux engagements pris lors du Grenelle sur le soutien à l’agriculture biologique, et recommande d’encadrer strictement les cultures OGM, avec des distances de séparation entre cultures allant de 100 à 300 mètres. Jean-Marc Pastor, au nom du groupe socialiste (PS), a mis en garde les ministres : « Si le texte devait en rester là, nous ne le voterions pas ». Le sénateur souligne que le projet de loi encadre a minima les possibilités de contamination, en n’envisageant aucun dispostif de surveillance ou d’encadrement du stockage et du transport – notamment par camions – des semences ou des récoltes OGM. Pour le PS, de nombreux gardefous font défaut. La direction du PS, dans un communiqué diffusé depuis la rue de Solférino, adoptera un discours plus radical, exprimant « son refus du développement des cultures commerciales d’OGM » et « s’oppos (ant) donc au projet de loi discuté au Sénat, dès lors que la liberté de cultiver sans OGM n’est pas garantie ». Pour le PS, le gouvernement « cède aux pressions des grandes multinationales de biotechnologie ». Un discours partagé par le sénateur Vert Jacques Muller qui dénonce un « retour des lobbies » dans le débat sur les OGM, estimant que le projet de loi est « en recul » par rapport aux « avancées fondamentales » du Grenelle de l’Environnement.

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