Plusieurs sénateurs socialistes, dont le président du groupe François Rebsamen, ont pris position le 15 mai contre un projet de nouvelle taxe sur le vin, envisagée par la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (MECSS) du Sénat, présidée par Yves Daudigny (PS). Cette mission réfléchit à la mise en place d’une fiscalité dissuasive dite « comportementale » en matière de consommation de vin. Outre François Rebsamen, par ailleurs maire de Dijon, François Patriat (Côte d’Or) – ancien ministre de l’Agriculture –, s’est associé au mouvement, ainsi que Roland Courteau (Aude), Jean-Jacques Mirassou (Haute-Garonne), Daniel Raoul (Maine-et-Loire), Marcel Rainaud (Aude), Robert Navarro (Hérault), Claude Berit-Debat (Dordogne). Selon eux, « une augmentation de la taxe sur le vin enverrait un message négatif, faisant du vin une cause de l’alcoolisme ». Ils ont rappelé que le vin est l’un des premiers postes excédentaires du commerce extérieur (8 milliards d’euros en 2012), pourvoit « plusieurs centaines de milliers d’emplois », et rapporte « en termes de fiscalité un milliard chaque année ». De leur côté, les syndicats agricoles, FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) ont exprimé, le 17 mai, leur opposition catégorique à une éventuelle nouvelle taxe sur le vin. « Une augmentation de la fiscalité sur le vin sous couvert d’une politique de santé publique aurait des conséquences dramatiques en termes d’image des produits vitivinicoles sur nos marchés », écrivent-ils dans dans un communiqué commun publié vendredi. Alain Juppé, maire de Bordeaux, partage la même analyse.
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