L’attaque d’une fillette de cinq ans par un loup sur une plage en Grèce, le 12 septembre, a relancé les appels pour un contrôle du nombre de ces animaux dans le pays, des chasseurs et agriculteurs réclamant le droit de pouvoir en abattre, selon l’AFP. L’animal a attrapé la petite fille à la taille alors qu’elle jouait dans le sable dans une station balnéaire de la péninsule de Chalcidique, dans le nord de la Grèce, a raconté sa mère, originaire de Serbie, à la chaîne de télévision Skai. Les chasseurs grecs affirment depuis longtemps que la population des loups en Grèce est bien plus élevée que les estimations officielles, ce qui accroît la menace pour les chiens de chasse et le bétail.
Yorgos Iliopoulos, biologiste et expert des loups auprès de l’ONG Callisto, appelé pour intervenir après l’attaque sur la plage, explique que ce loup était étrangement habitué à la présence humaine. « Cet animal a manifestement trouvé de la nourriture dans cette zone ou a été nourri par erreur par un humain étant jeune », a-t-il souligné. « On ne peut pas lui faire changer de comportement et il est préférable de le capturer », a-t-il ajouté. Selon une étude récente de Callisto sur la population de loups en Grèce, leur nombre est évalué à 2 075.
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Par ailleurs, sans lien avec l’attaque, Callisto a annoncé, lors d’une conférence de presse à Athènes le 3 octobre, qu’un premier cas confirmé d’hybride chien-loup avait été identifié en Grèce, grâce à des analyses génétiques. L’animal, dont des échantillons d’ADN ont été découverts près de la ville de Thessalonique (nord), est à 45 % loup et à 55 % chien. Ce cas a été découvert lors d’analyses de 50 échantillons de loups récoltés en Grèce continentale, a indiqué Aimilia Ioakimeidou, une biologiste de Callisto.
YG (avec AFP)