La demande, portée par la Suisse, le 29 novembre lors de la 42e réunion du Comité permanent de la Convention de Berne, visant à reclasser le loup de l’Annexe II (statut de protection stricte) à l’Annexe III (protection simple) a été rejetée. Pour être adopté, cet amendement devait recueillir une majorité des deux tiers des parties contractantes à la Convention de Berne – qui s’élève à une cinquantaine : la plupart des pays européens et quelques pays africains concernés par la question des oiseaux migrateurs. Selon la presse suisse, seuls six pays se seraient exprimés en faveur de la demande de reclassement.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi : Grands carnivores : le Parlement européen demande une révision du statut de protection
Ce vote intervient quelques jours après que le Parlement européen s’est prononcé pour une révision du statut de protection stricte des grands prédateurs, et du loup en particulier, contrairement à ce qui était attendu. La résolution sur « la protection des élevages de bétail et des grands carnivores en Europe », qui n’a toutefois aucune portée contraignante, appelle la Commission européenne à « utiliser les données de surveillance et, dès que l’état de conservation souhaité est atteint, à adapter le statut de protection des espèces ». L’état de conservation du loup au niveau paneuropéen justifie déjà son atténuation, indique la résolution. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) se sont félicitées de cette résolution, appelant les États membres à s’en saisir rapidement et la Commission européenne à "cesser d’être dogmatique" et proposer des "solutions concrètes" en matière de gestion des populations.