Quelques jours après l’examen en commission du projet de loi d’urgence agricole, les représentants des éleveurs du Caf loup (1) se disent « déçus » du texte adopté par les députés, d’après un communiqué du 11 mai. Le 29 avril, les élus de la commission du Développement durable de l’Assemblée ont voté de nombreux amendements, dont l’un ouvrant la voie à une nouvelle logique de gestion du loup. Mais ces travaux parlementaires « déçoivent encore » les membres du Caf loup, qui déplorent que « l’évolution des conditions de tirs reste floue et largement soumise à l’arbitraire administratif ». Les représentants des éleveurs appellent le législateur à « des mesures concrètes et assumées » : « possibilité d’intervention dès la survenance d’un risque ou d’une attaque », « autorisation systématique des moyens de tirs adaptés, y compris les dispositifs de visée thermique », « capacité d’agir dans les parcs nationaux (y compris en cœur de parc) ». Les organisations du Caf loup réclament aussi « la suppression de l’obligation de mettre en œuvre des mesures de réduction de vulnérabilité » comme préalable aux autorisations de tirs de défense pour les élevages de bovins et d’équins. Une mesure prévue par le texte déposé par le gouvernement et non remise en cause.
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