Un jeune éleveur a été condamné le 23 juin à Mende à deux ans de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour avoir empoisonné, avec de la mort-aux-rats, sept loups d’un parc animalier de Lozère, un département rural où la présence du canidé reste controversée. Il encourait jusqu’à trois ans de prison et 150 000 euros d’amende. À la tête d’une exploitation de 300 bovins, l’éleveur vivant chez ses parents a pour voisin le "Parc des Loups du Gévaudan", où les touristes peuvent observer des loups de Pologne, de Mongolie, du Canada ou encore d’Arctique. Alors que les loups qui évoluent dans la nature lozérienne sont de souche italienne, ce parc ouvert en 1985, l’un des plus grands d’Europe, est régulièrement décrié par les syndicats agricoles, en particulier depuis que quelques spécimens s’en sont brièvement échappés en 2016 à la suite d’une malveillance. Repéré sur son tracteur par des caméras de surveillance, l’éleveur a reconnu avoir lancé des boulettes de viande empoisonnées « une dizaine de fois » en direction des loups, une espèce protégée en Europe. Signe de l’embarras causé en Lozère par cette affaire, ni la direction du parc, malgré un préjudice estimé à 52 000 euros, ni les associations de protection de la nature ne se sont portées partie civile.
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