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Faune sauvage L’ours mort ne sera pas remplacé si la thèse de l’accident se confirme

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L’autopsie réalisée sur le cadavre de l’ourse slovène retrouvé le 25 août attribue la mort de l’animal à une chute. Des analyses toxicologiques, actuellement en cours, doivent compléter le diagnostic afin de savoir si le plantigrade a pu être empoisonné. Si la thèse de la mort accidentelle était confirmée, l’ourse ne serait pas remplacée.

Palouma, l’ourse en provenance de Slovénie qui avait été relâchée le 25 avril 2006 sur la commune de Burgalays, a été retrouvée morte à proximité de la commune de Loudenvielle, à une altitude de 2 800 mètres, dans le département des Hautes-Pyrénées. Selon le ministère de l’Ecologie, les premières investigations menées par les gendarmes concluent à une mort accidentelle, l’ourse ayant été retrouvée en contrebas d’une barre rocheuse, « sans trace suspecte apparente ». Une expertise de la dépouille de l’animal, demandée par le procureur de la République dans le cadre de l’enquête ouverte par la gendarmerie nationale, fait état « de multiples fractures des membres inférieurs et de la cage thoracique avec déchirures du diaphragme et de la paroi du cœur entraînant une hémorragie massive et la mort instantanée de l’animal ». Aucune trace de projectile et aucun corps étranger n’a été retrouvé dans le cadavre de l’ours, indique l’autopsie. Les résultats de cet examen scientifique et les constatations faites sur les lieux de la découverte de l’ourse montrent que « la mort est due à une chute verticale de l’animal ».

Une analyse toxicologique est actuellement en cours pour s’assurer que le plantigrade n’a pas été empoisonné.

Si la thèse de la mort accidentelle était confirmée, l’ourse ne sera pas remplacée, indique-t-on au ministère de l’Ecologie, « car il s’agirait des aléas de la vie sauvage ». Dans le cas contraire, un nouveau lâcher serait organisé.

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Loup : « Apprendre à mieux défendre les troupeaux »

S’exprimant le 29 août lors du Conseil de la montagne, la ministre de l’Ecologie Nelly Olin a par ailleurs indiqué que les actions « les plus urgentes » du Plan de développement agro-sylvo-pastoral du massif pyrénéen seront mises en oeuvre avant la fin de l’année, « bien que ce plan ne soit pas encore finalisé pour les prochaines années ». Il s’agit notamment de prolonger pour un an le soutien au gardiennage des troupeaux dans l’attente de la mise en place d’une action adaptée dans le cadre de la programmation du Feader.

Sur le dossier du loup, la ministre juge qu’il est nécessaire « d’apprendre à mieux défendre les troupeaux et à diversifier les moyens de gestion de la population de loups ». Elle précise que le groupe de travail sur le loup aura à discuter d’orientations concrètes, dès le mois d’octobre, pour améliorer et diversifier les moyens de protection des troupeaux (notamment à partir des exemples étrangers), expérimenter des moyens de lutte non-létaux autres que le tir, et améliorer l’efficacité des tirs de défense légalement décidés.