Le vrac alimentaire, une des forces de la distribution biologique, mais aussi désormais d’enseignes dont c’est la spécialité, a attiré l’attention de la DGCCRF en 2020. Les inspecteurs de la Répression des fraudes ont mené l’année dernière une enquête auprès de 1 658 commerces (GMS, magasins bio, épiceries, commerces 100 % vrac, épiceries ambulantes), faisant ressortir que 756 d’entre eux étaient en « anomalie », soit près d’un sur deux. « Au total, 656 avertissements, 98 injonctions, 15 procès-verbaux pénaux et 2 procès-verbaux administratifs ont été rédigés », indique la DGCCRF, qui note que des progrès peuvent être réalisés « en matière d’information des consommateurs (signes de qualité, certification bio, affichage des prix, règles d’étiquetage de la provenance et de l’origine), de contrôle des quantités vendues et du respect des règles d’hygiène des établissements et des denrées (traçabilité, autocontrôles, respect des températures, aptitude des matériaux au contact des denrées alimentaires). »
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Ce taux d’anomalies constaté par la DGCCRF ne semble pourtant pas freiner l’enthousiasme manifesté ces dernières années par les consommateurs français pour cette façon de consommer utilisant moins d’emballages jetables. Toutefois, un ralentissement a été constaté, surtout au printemps 2020, lors du premier confinement. Selon Réseau Vrac, les ventes 2020 ont atteint 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires (+8 % par rapport à 2019), après une année 2019 à 1,2 milliard d’euros, en hausse de 41 % par rapport à 2018. Réseau Vrac prévoit 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2022.