Dans une tribune libre envoyée à la presse, le président de l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture) Luc Guyau évoque, à propos de la ratification le 6 février du traité de Lisbonne sur les institutions européennes, trois urgences pour relancer la mécanique communautaire : une première urgence pour que la France retrouve une influence politique en Europe ; « les acteurs professionnels que nous sommes, explique le président de l’APCA, qui se rendent régulièrement à Bruxelles pour suivre leurs dossiers, ont pris conscience du jour au lendemain que leur qualité de Français les rendait soudainement moins fréquentables ! » Une deuxième urgence pour que la construction européenne retrouve une dynamique. D’autant que « le traité propose des dispositions renforçant l’expression démocratique : participation accrue des parlements nationaux aux travaux de l’Union, rôle renforcé du parlement européen, grâce à l’élargissement du système de codécision, possibilité de référendum européen ». Une troisième urgence pour l’agriculture et les questions alimentaires, territoriales, énergétiques qui y sont liées. En particulier, « la question de la sécurité de nos approvisionnements en Europe est posée, ce qui avait été perdu de vue depuis près de 40 ans ».
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