La suspension des négociations à l’OMC laisse une impression mitigée, écrit Luc Guyau, président de l’APCA dans une tribune libre. « C’est à la fois un soulagement de constater qu’il est toujours possible de mettre un coup d’arrêt à une machine infernale (…). C’est aussi une frustration face au constat d’échec d’une méthode, le multilatéralisme et d’un projet, l’utilisation du commerce comme moyen de faire progresser la paix. Trop de perdants ; un bon élève de la classe, l’Europe, que l’on veut condamner à faire profil bas ; un fossé qui se creuse entre les pays développés, les pays émergents et les pays les plus pauvres ; des prises de risques inconsidérées avec l’équilibre alimentaire mondial… voilà la recette de l’échec ! Il faut partir sur de nouvelles bases », explique Luc Guyau.
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« E lles doivent nécessairement passer par une clarification du rôle des institutions internationales. L’OMC a un rôle à jouer dans la régulation du commerce international. Cependant le commerce agricole ne représente que 10% de la production agricole mondiale : les 90% restant ne doivent pas être pris en otage par ces négociations. Le commerce est un moyen de promouvoir la paix et le développement : si le cadre actuel de l’OMC ne le permet pas… alors changeons de cadre et gardons l’objectif ! Concrètement, il est crucial que la FAO, organisation spécialisée de l’ONU pour l’alimentation, puisse reprendre la main sur ces questions et, si besoin, assurer un rôle direct dans la régulation du commerce agricole mondial».