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Questions sanitaires L’UE finance un projet de recherche pour combattre les épidémies d’E.coli

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La Commission européenne a décidé de consacrer 12 millions d’euros supplémentaires pour renforcer la capacité de l’Europe à combattre des agents pathogènes comme la bactérie E-coli (Escherichia coli), responsable de la grave épidémie sanitaire injustement attribuée à des légumes.

Ces recherches seront conduites, dès cet automne, par un consortium international, baptisé ANTIGONE, qui disposera d’un budget de 2,1 millions d’euros afin d’obtenir une description scientifique aussi complète que possible de la nouvelle souche E.coli entérohémorragique (Eceh) identifiée sur des graines germées importées d’Egypte à l’origine de la grave intoxication qui a frappé près de 4 000 personnes et a provoqué 45 décès en Allemagne et un en Suède. Grâce à une meilleure compréhension du fonctionnement de ces agents pathogènes, les scientifiques pourront élaborer des méthodes pour leur faire face. La recherche s’articulera autour des moyens pour prévenir de futures épidémies et réagir à de nouvelles intoxications. Le consortium travaillera en étroite collaboration avec PREDEMICS (Preparedness, Prediction and Prevention of Emerging Zoonotic Viruses with Pandemic Potential using Multidisciplinary Approaches – préparation, prévision et prévention de nouveaux virus zoonotiques,) un autre projet qui a déjà bénéficié d’un financement européen. Ce projet se concentre sur quatre familles de virus qui peuvent être à l’origine d’une épidémie en Europe : l’influenza, l’hépatite E, la rage et les maladies causées par les lyssavirus (apparentés à la rage) ainsi que les infections dues au virus de l’encéphalite japonaise ou au virus du Nil occidental.

14 partenaires pour Antigone
Quant au projet ANTIGONE (ANTIcipating the Global Onset of Novel Epidemics, anticiper le début de nouvelles épidémies au niveau mondial), il devrait compter 14 partenaires provenant de 7 pays ( France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Grèce et République tchèque). Il rassemblera des experts spécialisés dans un large éventail de virus et de bactéries, notamment l’Escherichia coli productrice de shiga-toxines (STEC). ANTIGONE créera une base de connaissances et regroupera les ressources permettant de détecter et d’étudier les nouvelles menaces d’épidémies imprévues et d’y réagir. Le projet a notamment pour objectif de définir les facteurs qui prédisposent les agents pathogènes viraux et bactériens présents chez les animaux à franchir la barrière des espèces et à se transmettre à l’être humain. Lors de l’apparition de nouvelles maladies inconnues, ANTIGONE pourra réaliser et coordonner des analyses des bactéries ou des virus concernés, ainsi que de l’épidémiologie de la maladie en question et de son mode de transmission. Le projet tentera également de définir les moyens éventuels d’éradiquer la maladie et en tirera les leçons pour la prévention de nouvelles menaces.
L’ensemble des activités de recherche de l’UE sur les nouvelles épidémies bénéficie d’un budget de plus de 170 millions d’euros dans le cadre du septième programme-cadre (2007-2013), et comprend des travaux pour améliorer la capacité à détecter de nouveaux virus inconnus (projet EMPERIE), pour élaborer des médicaments contre les virus (projet SILVER) et pour limiter la transmission de plusieurs nouvelles maladies à vecteur (projet EDENext), comme la fièvre du Nil occidental ou la dengue, le chikungunya, etc.

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