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Normes internationales L’UE « hautement satisfaite » par la dernière session du Codex

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Les experts européens du Codex alimentarius sont revenus « hautement satisfaits » de la réunion, début juillet du Comité exécutif du Codex alimentarius. Des résidus d’aflatoxines aux lignes directrices sur l’évaluation des OGM en cas de contamination à faible niveau, plusieurs textes importants pour la Communauté ont été adoptés.

Le Codex alimentarius, instance internationale de la FAO et de l’OMS chargée d’élaborer des normes pour le commerce des produits alimentaires, a fixé une série de nouveaux standards, lors de la réunion annuelle de son Comité exécutif qui a eu lieu du 30 juin au 4 juillet dernier à Genève.

Il s’agit d’abord de limites maximales de résidus d’aflatoxines dans les amandes, les noisettes et les pistaches fixées à 15 µg/kg pour les produits destinés à la transformation et à 10 µg/kg pour ceux « prêts à manger ».

Un code de bonnes pratiques d’hygiène pour la fabrication des laits infantiles a aussi été validé, ainsi que des standards pour l’étiquetage du poids des ingrédients et les mentions obligatoires pour les aliments destinés aux personnes intolérantes au gluten.

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Poursuite du travail sur l’évaluation des OGM

Outre l’évolution de la norme sur les eaux minérales, le Comité a aussi validé une première phase du travail entamé par le Codex à Chiba au Japon en 2006 sur la présence à faible niveau d’OGM dans les aliments et le problème posé par les autorisations asynchrones de transgénique dans le monde. L’UE a souligné l’importance de la mise en place de la base de données internationale sur les OGM et de mécanismes de coopération et d’échange d’information. Il a été convenu de poursuivre les négociations en vue d’établir des lignes directrices sur les critères qui encadrent les méthodes de détection et d’identification des aliments dérivés des biotechnologies. Un point sur le fonctionnement de la base de données élaborée par la FAO sera fait l’an prochain. Par ailleurs, dans les prochains mois, les négociations vont se poursuivre sur la question des résidus de médicaments vétérinaires, les méthodes d’analyse des eaux minérales ou encore le rôle des labels privés.

Problèmes sur les résidus de pesticides

En ce qui concerne la question des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, l’UE s’est dite peu satisfaite par les normes adoptées pour le captan résiduel sur les raisins de table, les raisins secs et les pêches, le niveau de fenithrothion toléré pour les pommes, le riz et le blé, le phosmet pour les abricots, les nectarines, et les pommes et le taux de cyfluthrine accepté pour les citrons et les choux-fleurs.