Malgré les pressions exercées par les professionnels et certains États membres du nord de l’Europe, touchés par le virus méditerranéen de la fièvre catarrhale, la Commission de Bruxelles estime qu’il n’est pas possible dans l’immédiat d’assouplir davantage la réglementation.
La question d’une révision en profondeur des mesures de précaution destinées à lutter contre la propagation du virus de la fièvre catarrhale ne se pose pas pour le moment. Pour modifier le cadre qui sert de base aux États membres, il faut au préalable qu’il n’y ait plus de circulation virale, indique-t-on à Bruxelles. Et ce n’est pour le moment pas le cas : le 26 septembre, la Belgique comptait 109 foyers confirmés de la maladie, l’Allemagne 100, les Pays-Bas 76 et la France 4. Des chiffres en constante augmentation.
Plan de soutien aux producteurs de veaux
Lors de leur dernière réunion, le 22 septembre, les experts vétérinaires des États membres se sont prononcés pour un assouplissement des contraintes pesant sur les éleveurs au sein des zones de restriction. Mais il n’est pas question de lever, pour les transports transfrontaliers, la demande d’autorisation préalable de l’État membre destinataire des animaux.
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En fait, les différences dans la rigueur mise par les États membres pour appliquer les règles européennes créent une certaine confusion. La France notamment applique strictement le système de trois zones prévu par la directive : la zone interdite (20 km), la zone de protection (100 km) et la zone de surveillance (150 km). Et ce, contrairement à la Belgique qui ne fait pas de distinction entre la zone de protection et la zone de surveillance. Conscient des conséquences économiques de ces mesures pour les éleveurs, le ministère de l’agriculture français a annoncé qu’il prépare un plan de soutien aux producteurs de veaux des régions touchées.
Recommandation de l’EFSA
Par ailleurs, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) a réclamé, le 25 septembre, de la part des États membres plus de coopération en matière d’échange de données et d’analyses sur la fièvre catarrhale. Les scientifiques estiment que « la manière dont les maladies de ce type ont été introduites dans l’UE n’est souvent pas claire, et une approche pluridisciplinaire est requise afin d’identifier la source, allant du suivi des mouvements des animaux vivants au recueil de connaissances plus approfondies de la biologie des virus et de leurs vecteurs ». Après avoir regroupé ces travaux, l’EFSA pourrait faire une recommandation à la Commission concernant les mesures à prendre pour lutter contre la maladie.