Les ministres de l’Agriculture de l’UE ont réaffirmé, le 19 juillet à Bruxelles, la nécessité de parvenir rapidement à un accord vétérinaire avec la Russie, notamment sur les certificats sanitaires réclamés aux 25 par ce pays pour l’importation de produits animaux sur son territoire. Les discussions techniques doivent se poursuivre entre les deux parties pour tenter de trouver un compromis d’ici le 1er octobre prochain, échéance fixée par Moscou. Les ministres ont demandé à la Commission de leur présenter une évaluation de la situation avant leur rencontre informelle prévue le 7 septembre. Sur cette base, la présidence néerlandaise du Conseil et la Commission prendront toute initiative politique qui pourrait s’avérer nécessaire pour accélérer le dossier.
Cees Veerman, le ministre néerlandais, qui préside le Conseil agricole de l’UE, a précisé, devant la presse, que le chef de la diplomatie de La Haye, Bernard Bot, devait aborder le sujet le 22 juillet avec les autorités russes et qu’il était lui-même prêt à se rendre fin août à Moscou avec le commissaire européen à la santé, David Byrne. « Entretemps, la présidence (de l’Union) écrira une lettre aux autorités russes pour souligner l’importance du problème », a-t-il ajouté. La Russie continue d’exiger que tous les produits d’origine animale qu’elle importe de l’UE soit garantis par la Commission conformes à ses exigences sanitaires et vétérinaires nationales, procédure contraire à la répartition des compétences au sein de la Communauté. A l’issue de la dernière session de pourparlers techniques, qui s’est tenue du 6 au 8 juillet à Moscou, les négociateurs européens ont proposé de confier cette certification à l’Etat membre exportateur et d’établir une liste des entreprises de l’UE autorisées à exporter sur le marché russe.
Impasse au niveau technique
Au cours de l’échange de vues du Conseil agricole, la Lettonie a estimé qu’un lien pourrait être établi entre la candidature de la Russie à l’OMC et la bonne volonté de Moscou dans les négociations sanitaires et vétérinaires avec l’UE.
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Pour sa part, la France, tout en soutenant les efforts de Bruxelles, a constaté que ces discussions étaient dans l’impasse au niveau technique du fait du blocage russe. Il serait donc utile, selon elle, de prévoir une réunion en août entre la présidence néerlandaise du Conseil, M. Byrne et le ministre russe de l’Agriculture, Alexei Gordeyev.