La proposition de la Commission européenne de prélever un milliard d’euros sur les fonds agricoles non utilisés de 2008 et 2009 pour contribuer à contrecarrer les effets négatifs de la hausse des prix alimentaires pour les pays en développement semble avoir fait long feu. Le Parlement européen et les Vingt-sept ont l’intention de rechercher une solution alternative lors de la concertation budgétaire prévue le 21 novembre.
La source de financement du milliard d’euros pour faire face à la crise alimentaire dans les pays en développement est toujours incertaine. Mais il se confirme de plus en plus que tant les Vingt-sept que le Parlement européen considèrent que le mécanisme de financement proposé, à savoir la mobilisation de fonds agricoles non utilisés, n’est pas approprié à la situation. De nombreux Etats membres demandent que les fonds soient plutôt prélevés sous la rubrique 4 (l’UE en tant qu’acteur mondial). Cela pourrait également impliquer le recours à l’instrument de flexibilité (200 millions d’euros par an) et à la réserve d’aide d’urgence (239,2 millions d’euros en 2008 et 244 millions d’euros en 2009). Reste que la Commission insiste sur le fait que la marge disponible est dérisoire. Plusieurs Etats membres ont suggéré un financement sur trois ans pour rendre la mobilisation de fonds plus facile. Devant les membres de la commission des budgets du Parlement européen, la France, qui préside l’UE, a proposé de rechercher une solution globale pour l’ensemble de l’aide alimentaire. Tous les parlementaires soutiennent le rapport de Kyosti Virran (ADLE, Finlande), qui préconise la création d’une ligne nouvelle dans le budget 2008 intitulée « réponse rapide à la hausse des prix alimentaires dans les pays en développement ».
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