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Sûreté alimentaire L’UE veut rester ferme sur la ractopamine face au Codex Alimentarius

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Les ministres de l’Agriculture de l’UE souhaitent que la Commission européenne reste ferme en refusant l’importation de viande contenant de la ractopamine malgré l’autorisation d’une limite maximale de résidus par le Codex alimentarius. Le Conseil agricole devrait adopter des conclusions allant dans ce sens le 22 octobre.

Les ministres de l’agriculture des Vingt-sept devraient réaffirmer dans des conclusions qui seront adoptées à l’occasion du Conseil agricole du 22 octobre « que l’utilisation de médicaments vétérinaires en tant que promoteurs de croissance, ainsi que l’importation de viande provenant d’animaux traités avec ces substances est strictement interdite dans l’Union européenne ». Et ce, malgré la fixation par le Codex alimentarius, au mois de juillet, des limites maximales de résidus de ractopanime pour les porcs et les bœufs (1). Les Vingt-sept devraient donc soutenir « la décision de la Commission européenne de maintenir la législation actuelle de l’UE sur les bêta-agonistes, qui interdit l’utilisation et l’importation de viande provenant d’animaux traités avec des activateurs de croissance tels que la ractopamine ». Le Conseil justifie sa décision par le fait que l’innocuité des produits provenant d’animaux traités avec cette substance reste incertaine, comme l’a indiqué l’Autorité européenne de sécurité des aliments en 2009. Il devrait même demander à la Commission de renforcer les mesures de contrôle déjà existantes en veillant notamment à ce que les pays tiers où la ractopamine est utilisée disposent bien d’une filière sans facteur de croissance.
 
Modifier le processus décisionnel
Par contre, dans ces conclusions, le Conseil ne demandera pas que Bruxelles cherche à faire annuler la décision du Codex, contrairement à ce qui avait été demandé par la France – entre autres – lors du Conseil agricole du 24 septembre (2).
Au-delà de la question de la ractopamine, c’est son implication dans le système de décision au sein du Codex alimentarius que l’Union européenne doit revoir, selon les Vingt-sept, notamment en agissant plus en amont des décisions afin de faire valoir ses points de vue auprès de ses partenaires. Enfin, les États membres souhaiteraient que Bruxelles tente de faire évoluer le processus décisionnel au sein du Codex alimentarius pour que le consensus soit mieux pris en compte.
 
(1) Voir n° 3359 du 16/07/2012
(2) Voir n° 3367 du 01/10/2012

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