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Agriculture biologique L'UFC et la FNAB jugent Bruxelles timide

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L’UFC-Que Choisir et la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) ont été reçues par la Commission européenne le 22 janvier lors d'une consultation sur l’agriculture et les produits biologiques, à laquelle étaient conviés des représentants de tous les Etats membres. Les réponses de la Commission aux questions les plus importantes soulevées par les deux structures renvoient, selon elles, au principe de subsidiarité, c'est-à-dire au rôle des Etats membres.

Au cours d’une journée surtout mobilisée pour la présentation du projet de la Commission, quelques participants venus de toute l’Europe ont pu poser une question rarement plus. Ces questions ont porté notamment sur le soutien aux agriculteurs prévu par la nouvelle Pac ainsi que sur la coexistence entre filière bio et OGM.

Au sujet du soutien aux agriculteurs, ce que la Fédération nationale de l’agriculture biologique appelle «la rémunération de reconnaissance», Franz Fischler aurait répondu que la Pac n’a rien à voir avec l’agriculture biologique, explique un membre de l’UFC.

Selon la Fnab, Franz Fischler n’a pas non plus témoigné de soutien particulier à l’agriculture biologique et s’est montré favorable à un développement en fonction de l’offre et de la demande. Les aides aux producteurs resteraient du domaine de la subsidiarité et la Commission européenne n’interviendrait qu’en cas d’incohérence manifeste entre les systèmes des différents Etats.

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« Mais c’est déjà le cas aujourd’hui avec des Etats qui soutiennent à vie leurs producteurs bio et d’autres comme la France qui n’apportent qu’une aide à la conversion», remarque Vincent Perrot, responsable communication de la Fnab.

Coexistence AB/OGM : l’Europe ne veut pas trancher

Pour ce qui concerne la coexistence des filières OGM et agriculture biologique (le cahier des charges bio interdit l’utilisation d’OGM), là encore le problème doit se régler dans le cadre de la subsidiarité, aurait estimé le commissaire européen à l’agriculture. Des nouveaux pays adhérents (la Slovénie notamment) se sont inquiétés de la mise en place de filières séparées car la culture d’OGM est déjà développée dans leurs pays. L’UFC-Que Choisir rappelle que 70% des consommateurs français sont opposés aux OGM et a laissé à la Commission une note dans laquelle elle renouvelle sa demande d’un seuil de contamination le plus bas possible, d’un surcoût lié à la séparation des filières à la charge des filières OGM et d’une responsabilité imputable aux filières OGM en cas de contamination, tant en agriculture biologique qu’en agriculture conventionnelle.