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En direct de Bruxelles Lune de miel

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Que restera-t-il, dans un an, de l’élan d’enthousiasme suscité par l’arrivée de Dacian Ciolos au poste de commissaire à l’agriculture ? Que restera-t-il de l’ambition affichée par l’ancien ministre roumain une fois que le budget agricole sera passé sous les fourches caudines des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE et de leurs grands argentiers ? Que restera-t-il de sa volonté régulatrice face aux pressions qu’exercera son collègue chargé du commerce, le Belge Karel De Gucht, en vue de parvenir à un accord sur la libéralisation des échanges à l’OMC ? Jusqu’à présent, le commissaire désigné s’est adressé à des convaincus : les députés agricoles. Il devra dorénavant forcer la main des « agro-sceptiques », y compris au sein de la nouvelle Commission européenne. Il devra également faire comprendre que, même à budget constant, sa réforme agricole, si elle se veut « plus équitable », fera immanquablement des perdants et des gagnants. En particulier dans les milieux français qui se targuent d’une amicale proximité avec le nouveau commissaire. Là aussi, Dacian Ciolos devra faire preuve de doigté.

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