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Transformation L’Unilet compte encore accroître la consommation de légumes transformés

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L’Interprofession des légumes en conserve et surgelés (Unilet), qui a fêté son cinquantenaire le 6 octobre à Paris, espère encore accroître la consommation de légumes transformés, qui est de 30% de la consommation de légumes, a-t-elle indiqué. Pour cela, elle veut miser sur la communication auprès des consommateurs et sur la poursuite de la recherche pour réduire l’utilisation des pesticides.

Les professionnels du légume transformé estiment qu’ils ont encore de la marge pour accroître la consommation de légumes transformés en France et veulent exploiter ce potentiel. « Près de 30% des légumes consommés en France sont des légumes transformés. Ils représentent près de 50% aux États-Unis, ce qui nous laisse une marge de progrès », a indiqué Jean-Bernard Bonduelle, président de l’Unilet.
« Nous avons rendu le légume plus accessible ; nous sommes capables d’envisager dans l’avenir une réduction de 20% de produits phytosanitaires, j’en suis personnellement convaincu », a-t-il argumenté.
La filière souhaite poursuivre ses actions de communication pour démontrer que les légumes transformés « apportent aux consommateurs, au quotidien, vitamines, fibres, minéraux ».

La question phytosanitaire reste un problème majeur

Mais la question phytosanitaire reste un problème majeur pour la filière : « Nous avons de réelles impasses techniques pour continuer à soigner les plantes ». En effet, de nombreuses matières actives disparues laissent les cultures de légumes sans protection, et la faiblesse, au niveau mondial, de l’investissement alloué aux usages mineurs handicape l’arrivée de nouveaux produits.
Le programme de développement de méthodes alternatives à la lutte chimique, initié par Gildas Conanec, prédécesseur de Jean-Bernard Bonduelle, « n’en est qu’à son début ». Autant grâce aux moyens mécaniques, « nous avons prouvé qu’il était possible de réduire les herbicides », autant il est « difficile » de trouver des substituts aux fongicides, et « nous ne sommes pas au bout de nos peines » pour lutter contre les ravageurs. L’Unilet entend intensifier la recherche, en lien avec les organismes publics et les firmes phytosanitaires, et faire pression pour résoudre le problème de la reconnaissance mutuelle des molécules chimiques entre les États membres, sinon les distorsions de concurrence ne feront que s’accentuer.

Légumes transformés : une production multipliée par 8 avec moitié moins de producteurs

La production de légumes transformés, apparue en France en 1961, est passée de 35 000 hectares dans les années 1960 à 70 000 aujourd’hui. Mais le nombre de producteurs a été diminué de plus de moitié : de 12 000 producteurs à 4 500, avec des rendements multipliés par trois. La production est passée de 100 000 tonnes à 800 000 tonnes. La filière se targue d’avoir mis en place la contractualisation et d’avoir établi une relation de confiance entre les producteurs et les industriels. Dans les années 1970, la production était régie par un système de quota national, réparti par entreprises. Les années 1990 ont marqué le début du démantèlement de la référence au prix dans le contrat national, sous la pression progressive de la législation européenne, a rappelé Éric Landermann, qui a été président de l’Unilet de 1992 à 2006.

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