Dans ses « perspectives agricoles pour 2017 », l’USDA insiste à nouveau sur l’importance de l’éthanol. Selon les experts, c’est l’un des principaux facteurs de changement.
Les biocarburants ont beau faire l’objet de critiques de plus en plus virulentes de ce côté-ci de l’Atlantique, le département américain de l’Agriculture (USDA) reste toujours aussi confiant quant au développement de l’éthanol. « L’expansion de l’industrie devrait continuer, particulièrement dans les quelques prochaines années », signale le dernier rapport sur les perspectives agricoles 2017, publié le 12 février. Comme l’an passé, l’USDA estime que le développement de l’éthanol de maïs est l’un des principaux ressorts des évolutions agricoles. L’organisation prévoit une production de 450 millions d’hectolitres d’éthanol en 2010, puis 530 millions d’hectolitres en 2017, sous réserve que soient maintenues les détaxations pour les producteurs et les droits de douane à l’importation. Ces projections sont supérieures à celles de l’an passé pour 2016, qui plafonnaient à 450 millions d’hectolitres en 2016.
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Réduction des exportations de maïs
Pour accompagner cette croissance des besoins, l’USDA prévoit une hausse de la production en maïs, qui monterait à 310 Mt en 2017, contre à peine 300 Mt prévues dans le rapport sur les perspectives 2016. En réponse à la hausse des besoins, les exportations seront amenées à se réduire jusqu’en 2011/2012. Au-delà de cette limite, le département américain de l’Agriculture envisage une reprise due au développement de la consommation de viande dans le monde et à un ralentissement de la croissance des besoins liés à l’éthanol. En soja, l’USDA envisage une production à peu près stable, du fait, notamment, de la concurrence exercée par le maïs. Les exportations auraient pour leur part tendance à baisser. La concurrence brésilienne pourrait se renforcer, et surtout, l’USDA prévoit une augmentation des utilisations de soja sur le plan national. L’élevage aurait besoin de plus de tourteaux, et le marché du biodiesel tirerait la demande en huile. En blé, les auteurs du rapport estiment que les surfaces vont régulièrement baisser, pour une production qui devrait se stabiliser autour de 57 Mt. « La demande domestique en blé reflète un marché relativement mature », signalent les auteurs.