À l’appel de la FGTA-FO, « 85 % de l’équipe de nuit » du site de transformation de poulets Cargill de Saint-Cyr-en-Val, près d’Orléans, était en grève le 2 juillet au soir, d’après le délégué syndical Driss Qabbal. Le but : « Ralentir l’usine » pour demander des hausses de rémunération, précise-t-il. « Notre politique salariale excède les standards du marché », répond le groupe dans un message envoyé à Agra Presse, soulignant que « Cargill Orléans a signé, il y a trois mois, un accord syndical octroyant + 2,2 % d’augmentation salariale ». FO, qui n’a pas signé cet accord, déplore que Cargill ait « noyé la participation dans cette augmentation ». La direction indique également avoir versé deux « primes exceptionnelles », de « 720 € brut au printemps 2020 », puis de « 200 € à Noël ». Par ailleurs, Cargill France estime que l’appel à la grève lancé par la FGTA-FO « résulte d’un contexte de rivalité syndicale exacerbée ». D’après la direction, les trois autres syndicats (CGT, CFDT, CFTC) « avaient formellement pris position contre la grève le 9 juin » (premier mouvement de grève). Une analyse également contestée par le délégué syndical FO, qui note la participation de « quelques partisans de la CFTC » au mouvement du 2 juillet. Selon Driss Qabbal, « il n’y a aucun problème avec les syndicats ».
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