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Luzerne déshydratée : léger recul des assolements en 2023

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Les assolements de luzerne pourraient reculer d’environ 3 % en 2023, selon les premières estimations de Luzerne de France (section de la Coopération agricole). Cette baisse des assolements s’explique par de mauvaises conditions climatiques au moment de l’implantation de la luzerne et par le prix élevé, et donc attractif pour les cultivateurs, des céréales dans le contexte de la guerre en Ukraine. Les surfaces de luzerne avaient progressé de 1,5 % en 2022 par rapport à 2021, pour s’élever à 70 000 hectares. Ce chiffre n’avait pas été atteint depuis 2012. « Le dynamisme des surfaces est maintenu par le verdissement de la Pac », souligne Yann Martinet.

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La production a été, quant à elle, quasi stable (755 000 tonnes) avec de fortes disparités régionales en fonction de la pluviométrie. Les années de sécheresse s’enchaînent et le rendement reste, encore en 2022, « inférieur aux attentes », constate Pierre Begoc, directeur de Désialis (mise en marché). « On a du mal à atteindre 12 tonnes par hectare depuis 2017, qui était une bonne année », explique-t-il. Côté marchés, la France a grignotté en 2022 les parts de ses principaux concurrents européens : l’Espagne et l’Italie. La production a fortement reculé dans ces deux pays. « Nous avons dû sacrifier une partie de notre grand export pour nous concentrer sur notre marché domestique (européen, ndlr) », commente Pierre Begoc. L’année dernière, la production française a représenté 23 % de la production européenne (+ 2pts).

De mauvaises conditions climatiques au moment de l’implantation