Dans un rapport publié le 4 décembre, l’OFB et le MNHN (Muséum d’histoire naturelle) recommandent la « translocation » de lynx d’une population à l’autre, « seule solution pour augmenter la variabilité génétique ». Sans cette opération, la consanguinité provoquerait un « déclin progressif des effectifs pour atteindre environ 160 individus en moyenne en 2130 », selon un scénario tendanciel. Après une première phase de développement, la quasi-totalité des onze populations d’Europe de l’Ouest connaîtrait une « décroissance généralement assez marquée dès la fin des années 2020-2030 ». Dans le détail, les scientifiques préconisent d’associer la « translocation » à deux autres mesures : « améliorer la connectivité » entre les zones d’habitat et « réduire les destructions légales et illégales ». Cette « expertise scientifique collective » a été commandée par le ministère de la Transition écologique début 2022, dans le cadre du plan national d’action en faveur du lynx boréal 2022-2026. Après avoir disparu au XXe siècle, la population française de lynx est issue de réintroductions dans l’Hexagone et en Suisse ; on le retrouve avant tout dans le massif du Jura. « L’espèce est classée "en danger" dans la liste rouge française de l’UICN et est strictement protégée sous les régimes juridiques européens et français », rappelle un communiqué de l’OFB et du MNHN.
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