Markos Kyprianou craignait que sa rencontre avec les députés européens, le 20 juin, prenne l’allure d’une nouvelle audition. Le commissaire en charge de la santé et de la protection des consommateurs ne s’y était pas trompé. Allégations, autorégulation, étiquetage nutritionnel : les parlementaires l’ont attaqué sur tous les fronts avec des motifs contradictoires. Excès de réglementation pour les uns. Abus d’autorégulation pour les autres.
Chahuté par les députés européens de la commission Environnement, Santé et Sécurité alimentaire, le commissaire européen Markos Kyprianou a défendu, le 20 juin, son approche. Inquiets, plusieurs députés européens lui reprochent de privilégier trop l’autorégulation à la réglementation. « Ce sont deux choses différentes », se défend le commissaire chargé de la Santé et de la Protection des consommateurs. A ses yeux, les bonnes pratiques permettent parfois d’obtenir plus que des textes de loi.
Allégations : Bruxelles ne retirera pas sa proposition
Ainsi a-t-il justifié sa préférence pour la plate-forme européenne de lutte contre l’obésité. Ses cinq axes de travail sont : la prévention des maladies, la promotion d’un mode de vie sain, la réduction de l’incidence des grandes maladies comme les maladies cardiovasculaires, l’amélioration des statistiques et de l’information sur la santé des consommateurs et enfin un point qui concerne moins l’industrie agroalimentaire, le renforcement de l’efficacité des systèmes de soins.
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Questionné sur les allégations, Markos Kyprianou a assuré travailler pour « simplifier la proposition. Nous n’allons pas la retirer. Nous devons prendre en compte tout le monde : protéger les consommateurs en n’abaissant pas les normes tout en facilitant la vie de l’industrie et sa compétitivité ». Son texte le permettra, pense le commissaire, d’autant qu’il permettra une concurrence entre les industriels « à jeu égal ».
Avertissement aux consommateurs
Par ailleurs, il a confirmé la présentation d’un projet de texte sur l’étiquetage nutritionnel pour le premier trimestre de l’année prochaine. De même, M. Kyprianou a reconnu le travail de la Commission de Bruxelles sur les additifs. Si ce n’est pas à l’ordre du jour, le commissaire n’écarte pas l’hypothèse avancée par un eurodéputé de généraliser un avertissement aux consommateurs sur les risques de certains additifs absorbés en trop grande quantité.