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Macron élu, les OPA rappellent leurs propositions

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Les syndicats agricoles, les chambres d’agriculture et Coop de France ont salué l’élection d’Emmanuel Macron par voie de communiqué. Chacun a réaffirmé les propositions faites durant la campagne aux différents candidats.

Ainsi, la FNSEA a plaidé, le 9 mai, pour que le nouveau président reprenne les « 13 propositions pour les 200 premiers jours » du syndicat et instaure « un ministère au périmètre élargi, intégrant l’agriculture, l’alimentation, la forêt et les territoires ruraux ». Elle a promis notamment d’être force de proposition lors des Etats généraux de l’alimentation, annoncés dans le programme d’Emmanuel Macron. Elle s’est dite également « satisfaite » de voir que la simplification des normes serait une « priorité avant l’été ».

Les Jeunes agriculteurs ont rappelé au président, le 10 mai, à quel point « il est primordial de soutenir l’installation des jeunes sur le volet financier comme sur le volet humain et technique ». Les JA ont aussi fait part de leur position sur le CETA et les négociations d’accords bilatéraux, « où l’agriculture n’est qu’une variable d’ajustement parmi d’autres », invitant Emmanuel Macron « à une position d’ouverture et d’écoute » à l’égard du syndicat.

L’APCA a insisté sur « la responsabilité qu’aura » Emmanuel Macron, avec le futur ministre de l’Agriculture, « de redonner confiance et optimisme aux agriculteurs français en créant les conditions de réussite des exploitations agricoles ».

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À ce sujet, face à la crise des éleveurs laitiers « depuis 850 jours », Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a clairement demandé, le 11 mai, « un plan pour l’élevage laitier français » dans les moins de 100 jours. Ce plan devra « s’inscrire à l’agenda agricole du nouveau gouvernement en cohérence avec les chantiers déjà programmés ».

De son côté, Coop de France a relevé, le 9 mai, quatre grands défis pour le prochain président : « la réussite des territoires », la conquête de nouveaux marchés et la création de valeur, « la relance du projet européen » et celui des « transitions engagées » comme la révolution numérique ou le changement climatique.

La Coordination rurale a mis en avant, le 8 mai, son côté « apolitique » et surtout l’ampleur de « la profonde crise qui frappe les agriculteurs ». Le syndicat espère que le nouveau président saura « profiter de la pluralité de pensée et d’expression dans la construction de sa politique agricole ». La Confédération paysanne n’avait pas encore réagi au moment où nous écrivons ces lignes.