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Pâtisserie Mademoiselle Desserts complète son portefeuille avec Michel Kremer

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Le fabricant de pâtisseries surgelées Mademoiselle Desserts poursuit sa stratégie de croissance externe avec le rachat de Michel Kremer, spécialiste des chouquettes. L’entreprise d’Argenton-sur-Creuse réalise 40 millions d’euros de ventes annuelles qui viennent s’ajouter aux 220 millions d’euros de chiffre d’affaires de Mademoiselle Desserts prévus en 2018.

Pas de changement de stratégie chez Mademoiselle Desserts depuis l’arrivée du fonds IK Investment au printemps dernier. Didier Boudy, le président de Mademoiselle Desserts, maintient le cap de la croissance externe avec l’annonce début septembre du rachat de l’entreprise Michel Kremer. Fondée à Argenton-sur-Creuse (Indre) en 1994, la société a progressivement grandi pour employer aujourd’hui 250 salariés sur un site de production. La pâtisserie Michel Kremer prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2018 qui viennent s’ajouter aux 220 millions d’euros prévus en 2018 pour Mademoiselle Desserts.

« Cette acquisition nous permet de compléter notre portefeuille de produits grâce à sa parfaite maîtrise des moelleux, cakes et chouquettes surgelés », souligne Didier Boudy. L’entreprise est « en bonne santé » selon le président, et elle termine actuellement un investissement dans l’outil de production de 1,5 million d’euros lui permettant de renforcer ses capacités. La société vend ses produits à des grossistes et des distributeurs, surtout en France, et seulement à 5% à l’international. Ce qui fait dire à Didier Boudy qu’elle présente « un potentiel important de développement hors de France ». Mademoiselle Desserts réalise quant à elle 45% de ses ventes à l’étranger, contre 9% seulement en 2009.

Poursuite des acquisitions

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La prise de contrôle de Michel Kremer vient s’ajouter aux opérations de croissance externe de ces dernières années. « Nous avons réalisé en moyenne une acquisition par an depuis 2009, et nous n’allons pas nous arrêter là », déclare Didier Boudy. Les acquisitions passées et à venir permettent de compléter la gamme de produits et la couverture géographique, mais aussi de développer le portefeuille de clients.  Didier Boudy, pour cela, ne s’interdit pas de regarder partout en Europe et aussi aux Etats-Unis, qui sont « un option » pour une opération de croissance externe. Dans ce cas, ce serait une première pour l’entreprise implantée dans plusieurs pays européens : elle détient trois usines au Royaume-Uni, une aux Pays-Bas et cinq en France.

La flambée des matières premières, les œufs et surtout le beurre, est un sujet de préoccupation pour Mademoiselle Desserts, et n'est pas sans effet sur la santé financière de l’entreprise, selon son dirigeant. Or la marge de manœuvre est inexistante pour des produits de qualité qui doivent être confectionnés selon un cahier des charges précis, et sans possibilité de substitution par des alternatives moins coûteuses. Mademoiselle Desserts ne communique pas de prévisions pour ses ventes, mais compte bien continuer à profiter des changements d’habitudes des boulangers pâtissiers qui font de plus en plus appel aux produits industriels. Mais l’entreprise regarde aussi vers le grand public qu’elle a commencé à toucher avec le lancement en France de la marque de pâtisseries pour le rayon snacking Oh Oui ! Mademoiselle Desserts possède déjà Ministry of Cake, une marque grand public outre-Manche.