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LÉGUME SAUVAGE/STRATÉGIE Madga investit pour accroître son développement

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Propriété de Michel Ducros, le spécialiste du champignon sauvage vient de renforcer sa gamme avec de nouveaux produits premium surgelés pour les restaurateurs. Il a mis au point une machine révolutionnaire pour réduire la perte après cuisson. Le groupe a de grandes ambitions de développement à un horizon de 5 ans.

MAGDA, le spécialiste du champignon sauvage, annonce la sortie d'une nouvelle gamme de champignons premium surgelés (cèpes entiers ou en morceaux, chapeaux de cèpes et morilles baby) destinée à la restauration. Très attentif à la qualité de ses produits lors de la cueillette, Magda l'est aussi lors de la cuisson. Le groupe vient ainsi d'investir 500 000 euros ces derniers mois dans un nouvel outil spécifique pour cuire ses champignons. Une technique qui offre l'avantage de réduire la perte du produit après cuisson, de mieux préserver les saveurs et de limiter le temps de cuisson pour le restaurateur.

Implanté dans le sud de la France à Pierrelatte (26), Magda se positionne comme le spécialiste du champignon sauvage avec une filière totalement intégrée (75 salariés sur le territoire national et 250 dans le monde). Ramassés par des collecteurs choisis par Magda dans les forêts du Yunann en Chine où le groupe a construit son premier site industriel en 2001, mais aussi dans les Carpates en Roumanie, dans la Cordillière des Andes au Chili, où Madga est le plus gros acheteur pour la zone, ainsi qu'en Turquie et en Russie, les champignons passent par les ateliers de préparation où ils sont nettoyés puis surgelés à cœur à - 18°C, avant d'être expédiés en France.

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Aujourd'hui, Madga qui réalise un chiffre d'affaires proche de 27 millions d'euros, traite 7 000 tonnes de champignons (essentiellement cèpes, girolles et morilles) dont 60 % sont vendus brut et 40 % sous forme cuisinée. « Une proportion qui évolue depuis deux ans et devrait à terme se renverser en faveur des produits cuisinés, porteur de croissance et créateur de valeur ajoutée », explique le p.-d.g. Loïc Couilloud. Le 1er réseau historique de ventes des champignons Magda est la restauration hors foyer qui occupe 42 % des ventes, vient ensuite la GMS (37 %), où la société revendique 62 % de parts de marché, l'export pour 16 % et enfin les industriels pour le solde (5 %). Une part amenée à se développer, selon Loïc Couilloud qui souhaite également développer les ventes à l'export notamment en Allemagne où « il n'existe pas de filière intégrée, de la forêt à l'assiette, comme Magda », explique encore ce dernier. Chaque année, le groupe procède à quelque 14 000 analyses, des plus classiques avec recherches de pesticides, de métaux lourds… aux plus spécifiques, comme la recherche de nicotine dans les pieds des champignons, lorsque qu'ils poussent sur d'anciens champs de tabac. « Nos champignons sauvages sont presque plus contrôlés que les cultures classiques », estime ainsi le p.-d.g.

La société qui appartient à Michel Ducros a pour objectif d'accroître son développement et d'arriver dans 5 ans à 40 millions d'euros de chiffre d'affaires, en passant à 10 000 tonnes de champignons, avec de nouveaux pôles de croissance, dans des zones comme le Canada, et le Moyen-Orient avec leur gamme premium.