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Comité national de l’installation Main tendue des jeunes à tous les acteurs du monde rural

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L’organisation Jeunes agriculteurs a lancé le 2 décembre le Comité national de l’installation, qui rassemble la profession agricole et les principaux acteurs du monde rural, en présence d’Hervé Gaymard. Une .

Les jeunes agriculteurs ont fait venir le ministre de l’Agriculture à la première réunion de leur Comité national de l’installation, le 2 décembre à Paris. Dans ce comité, Jeunes agriculteurs tend la main « à tous les acteurs du monde rural qui considèrent que l’agriculture est la colonne vertébrale des territoires porteurs de projets », a déclaré Jérôme Despey, président de Jeunes agriculteurs.

Renouveler les générations

Les paysans, qui étaient plus de cinq millions en 1900, sont à peine 660 000 maintenant. Le rythme des installation aidées s’est ralenti, passant de 10 000 en 1995 à moins de 6 000 l’an dernier. « Nous ne sommes pas les seuls dans le monde rural. Pour renouveler les générations d’agriculteurs, nous devons nous ouvrir à d’autres partenaires, comme les maires, les consommateurs, les propriétaires forestiers, les chambres des métiers, les lycées agricoles », a souligné Jérôme Despey, président de Jeunes agriculteurs.

Les artisans comme les bouchers, boulangers, charcutiers, plombiers, électriciens, etc., rencontrent les mêmes problèmes de recrutement. Le problème est particulièrement aigu dans les zones rurales. Certaines sont en voie de dépeuplement.

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Avec ce partenariat élargi, Jeunes agriculteurs espère trouver des appuis pour peser davantage dans les décisions. L’objectif est de faire un pas en direction des candidats non issus du monde agricole, qui atteignent maintenant le quart du total (en 1997, leur proportion était insignifiante).

Le comité de l’installation se réunira deux fois par an. Il dégagera des orientations pour faire évoluer les politiques. Ses groupes de travail se pencheront sur quatre thèmes : la formation, les actions possibles avec les artisans, la nécessaire participation des agriculteurs à la vie locale et la transmission des exploitations.

L’installation au premier semestre 2003 semble en hausse, surtout en Pays de la Loire (+ 30%) et en Bourgogne. Cette progression semble s’expliquer par le déblocage des installation en élevages bovins, la crise de la vache folle s’estompant. En revanche le Languedoc-Roussillon plonge (- 22%) du fait des difficultés de la viticulture. Les régions intermédiaires (céréalières mais sans l’atout des bassins céréaliers à hauts rendements) connaissent elles aussi un recul.