Alors que l’automne pluvieux retarde la récolte du maïs grain, « il y aura plus de mycotoxines que l’an dernier », indique Céline Duroc, directrice de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), à La Dépêche – Le petit meunier. « Nous en constatons dans toutes les régions », note-t-elle, nos confrères ajoutant que les secteurs les plus touchés « se situeraient dans la zone Ouest-Centre : Indre-et-Loire, Eure-et-Loir, Loiret, etc. » Toutefois, « les débouchés en alimentations humaine et animale seront approvisionnés », assure la responsable de l’AGPM, grâce à une récolte importante en volume (13,9 Mt selon elle, voire « 14,3 à 14,6 Mt » selon certains « analystes privés »).
En revanche, ce contexte sanitaire implique « un travail d’allotement de la part des organismes stockeurs (OS) plus important », selon Mme Duroc. « La mycotoxine, qui se fixe sur l’extérieur du grain, est nettoyable », rappelle un opérateur interrogé par La Dépêche, estimant le coût entre 7 et 8 €/t, « à la charge des organismes stockeurs ». Pour Céline Duroc, certains lots seront probablement « déclassés en alimentation animale », où les plafonds de mycotoxine autorisés (8 000 μg/kg) sont supérieurs à l’alimentation humaine (1 500 μg/kg). Or, La Dépêche a eu vent de « teneurs dépassant parfois les 3 000 ppb (parties par milliard, ou μg/kg, NDLR), et même jusqu’à 7 000 ppb dans quelques cas ».
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Le débouché de l’alimentation animale présente toutefois une limite : « Des taux trop élevés peuvent être mortels pour les animaux », rappellent nos confrères. Selon un opérateur, certains fabricants d’aliment demanderaient des seuils maximums de mycotoxines, d’où « quelques tensions entre des acheteurs et des vendeurs ».