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Chiffres Maïs fourrage et maïs grain, Arvalis donne le bilan de la campagne 2010

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« Plutôt une bonne surprise », tel pourrait être en résumé le bilan de campagne du maïs d’Arvalis. Malgré la sécheresse, les maïs ont tenu et le rendement moyen atteint 91,5q/ha en maïs grain. En maïs fourrage, la qualité est là avec un bon taux de matière sèche.

En maïs grain, les résultats sont bons malgré « un potentiel toujours jugulé » et une pression forte des ravageurs cette année, selon Jean-Paul Renoux, responsable national maïs chez Arvalis. Côté maïs fourrage, Bertrand Carpentier, ingénieur maïs fourrage chez Arvalis, a annoncé, le 23 novembre lors du bilan de la campagne 2010, « un rendement bien meilleur que prévu » et « une qualité au rendez-vous ». C’est le tryptique précocité des dates de semis, préparation du sol et progrès génétique qui a permis aux « plantes de ne pas craquer », explique Jean-Paul Renoux. « C’est dans un tel contexte, à la limite de la rupture, que l’on voit très bien le progrès génétique » de ces dernières années. Effectivement, si la sécheresse s’est manifestée durant des mois, « les températures sont restées modérées, sans fluctuation du jour au lendemain. Aussi n’y a-t-il pas eu de rupture dans l’alimentation des plantes, continue-t-il. Il y a 10 ans, dans le Centre ouest, les plantes seraient mortes. »

Ravageurs et contraintes hydriques réduisent les rendements
Le rendement national moyen en maïs grain est de l’ordre de 91,5 q/ha, avec des pics dans le Bassin parisien de l’ordre de 150q/ha. Cependant, les oiseaux, les ravageurs du sol et les insectes foreurs en recrudescence ont nettement entamé les rendements. La nuisibilité estimée est de 7% de la production finale en maïs grain et de 4% en maïs fourrage. Pour Jean-Paul Renoux, cette pression des ravageurs et l’autorisation de certains produits phytosanitaires dans d’autres pays européens et les Etats-unis entraînent de fortes distorsions de concurrence. « L’effet contrainte hydrique », lié à la réglementation sur l’utilisation de l’eau par les agriculteurs, « vient achever les progrès génétiques », affirme-t-il. Les pertes de rendement seraient de l’ordre de 10q/ha cette année, à l’image de celles dues aux ravageurs. Ces données amènent Jean-Paul Renoux à constater que « finalement, nos rendements ne sont pas si mauvais, avec toutes nos contraintes !» La qualité sanitaire est très satisfaisante par rapport à l’année précédente grâce à des conditions climatiques froides et sèches avant la récolte.

Un maïs fourrage de qualité
Le maïs fourrage affiche cette année une excellente valeur énergétique (Unité fourragère lait de 0,93), une bonne digestibilité (70,2%) mais un encombrement faible. Les rendements varient de 6 à plus de 20 t/ha en fonction des conditions climatiques régionales avec un taux de matière sèche de 34,8%. Des transferts de production maïs grain à maïs fourrage « ont été observés sur près de 50 000 ha afin d’atténuer le déficit fourrager », lié à la sécheresse, de bon nombre d’élevages. Par contre, d’autres éleveurs ont fait le choix de reconstituer leur trésorerie en vendant leur récolte en grain. Les stocks fourragers sont alors « trop justes » pour passer l’hiver, mais « le prix du grain était vraiment très attractif pour des éleveurs en manque d’argent », conclu Bertrand Carpentier. Pour 2011, les surfaces prévues restent sensiblement les mêmes qu’en 2010 (1 535 000 ha).

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